Tests jeux divers

Resident Evil 4 PS2  (Tests jeux divers) posté le mardi 01 novembre 2005 20:53

Faisant fi de tous ces contrats d'exclusivité ayant lié Capcom et Nintendo, profitons comme il se doit de l'arrivée sur PS2 du meilleur survival horror qui ait jamais foulé le sol de notre univers vidéoludique. Attendu par d'innombrables joueurs, Capcom ne pouvait décevoir, même si d'un point de vue technique, il était évident que les différences seraient belle et bien visibles entre cette version et celle sortie sur le Cube il y a plusieurs mois. Mais au delà de cet aspect, force est de reconnaître que cette mouture PS2 dépasse nos espérances les plus folles tant dans la forme que dans le fond. Chronique d'un plaisir renouvelé sur le monolithe noir de Sony. Bien que Resident Evil 4 soit un des jeux qui ait le plus compté pour moi ces cinq dernières années, je dois avouer que la version PS2 me faisait un peu peur. Il faut dire que ce titre avait fait tellement fort sur GameCube qu'on voyait mal comment un tel chef-d'oeuvre pourrait faire aussi grosse impression sur la console de Sony. Eh bien, c'est pourtant le cas et si la qualité graphique est ici moins probante, le contenu est encore plus étoffé. A ce sujet, il ne faudra surtout pas oublier de remercier Capcom qui ne s'est pas moqué de son public en destinant son jeu aussi bien à ceux qui n'y ont pas encore touché qu'aux autres qui l'ont terminé en long, en large et en travers sur le Cube. Comment est-ce possible ? Tout simplement en y incorporant quelques bonus inédits ainsi qu'un mode de jeu spécifique à cette version : Separate Ways. Ce dernier, tout comme le mode Ada Assigment, vous permettra de diriger la belle Ada tout au long de cinq missions. De la pure valeur ajoutée, surtout que ledit mode nous propose de visiter un décor inédit et de reluquer de nouvelles cinématiques. Mais avant d'aborder tout ceci en détails, penchons-nous sur le scénario original. Le synopsis nous conte l'histoire de Leon S. Kennedy (introduit dans Resident Evil 2) qui est mandaté par le président des Etats-Unis pour aller secourir sa fille Ashley, kidnappée par un groupuscule ayant trouvé refuge en Europe. Si le tout fait quelque peu penser au scénario de New-York 1997, il n'en reste pas moins que c'est peu crédible et que ça donne dans le déjà-vu. On pourra alors se dire que la présence d'Ada (personnage qui avait noué contact avec Leon dans Resident Evil 2 également) va faire décoller l'intrigue mais ce n'est pas vraiment le cas. En effet, dépassé le stade relationnel (aussi bien avec Leon qu'avec le joueur), Ada se veut très effacée et n'apporte pas grand chose à l'intrigue, si ce n'est de réjouissantes perspectives pour les opus futurs. Que dire également de Krauser, un personnage secondaire n'étant là que pour servir d'exutoire à Leon. Maintenant, ce personnage est tout de même synonyme d'un des combats les plus intéressants du jeu ainsi que d'une cinématique interactive totalement jouissive. Des cinématiques interactives ? Eh oui, à l'instar de MGS 3, vous devrez à certains moments appuyer sur des boutons pour effectuer des actions durant lesdites scènes. Ceci ira du simple mouvement d'esquive jusqu'à des attaques directes, tout ceci induisant la suite de la cinématique. Idée purement géniale, d'autant qu'elle incite le joueur à ne jamais lâcher la manette. Enfin, si le scénario a de fortes lacunes, on ne peut nier que l'ambiance européenne apporte énormément en termes de couleurs, d'environnements ou de sensations. La construction du jeu, elle, n'évolue pas énormément. Vous serez convié à arpenter de vastes niveaux infestés d'ennemis et devrez aller d'un point A à un point B en ramassant des armes, des munitions ou plusieurs types d'objets. Rien ne change pour ainsi dire, si ce n'est que les niveaux sont désormais beaucoup plus longs et qu'il vous faudra entre 15 et 20 heures pour terminer le jeu. De plus, vous pourrez débloquer deux autres défis, le premier vous permettant de diriger Ada qui devra récupérer des échantillons avant de rejoindre un hélicoptère. Ce défi renvoie au mini-jeu de Hunk dans RE 2 mais se veut bien plus prenant et riche en possibilités. L'autre mode à débloquer se présente sous la forme de quatre environnements cloisonnés (dont un inédit qui doit beaucoup au film Waterworld) dans lesquels vous devrez tuer un maximum d'ennemis afin d'atteindre un certain score. Une fois atteint un rang bien précis, vous aurez la possibilité de débloquer un des quatre autres personnages disponibles, à savoir Ada, Krauser, Hunk ou Wesker. A ce sujet, je précise que chaque personnage débloquable est rattaché à un décor que vous devrez choisir en début de partie. Notez également qu'en plus des ennemis à éliminer, vous pourrez récupérer des sabliers qui vous rajouteront de précieuses secondes. Maintenant que nous avons fait le tour du propriétaire, attardons-nous sur les nouveautés de cette version PS2. Tout d'abord, après avoir terminé le jeu une première fois, vous découvrirez plusieurs choses dont une galerie où vous pourrez visionner toutes les cinématiques débloquées. Le plus important reste cependant le mode Separate Ways, constitué de cinq missions où vous dirigerez Ada. Si les trois premiers niveaux se déroulent dans des décors connus, les deux derniers auront droit à des environnements inédits. Ainsi, la quatrième mission se passera en grande partie dans un port sous-terrain où vous aurez notamment le plaisir de contrôler des pièces d'artillerie lourde pour détruire plusieurs canons d'un cuirassé. La dernière mission vous mettra entre autres aux prises avec Krauser et Saddler qui, ironie du sort, se veut bien plus puissant que lors de son combat contre Leon ! Outre le fait de pouvoir diriger la belle espionne drapée dans une magnifique robe rouge échancrée, vous pourrez aussi utiliser un grappin pour atteindre des endroits inaccessibles. Malheureusement, ces interactions sont liées à des actions contextuelles, ce qui fait qu'on ne peut user de cette "arme" quand bon nous semble. L'autre attrait de ce défi provient des discussions entre vous et Wesker, ou des différents passages de l'aventure de Leon vus sous l'angle d'Ada. Dommage que nous n'apprenions pas grand chose de nouveau, scénaristiquement parlant. Ensuite, quand vous serez venus à bout de ce mode, vous aurez droit à une nouvelle arme (le Chicago Typewriter) ainsi qu'à de nouveaux costumes pour Ashley (une armure) et Leon (une panoplie de gangster des années 30 qui vient donc s'ajouter à l'uniforme des S.T.A.R.S. de Resident Evil 2). Comme je le disais, les niveaux sont cette fois beaucoup plus vastes et il est d'autant plus intéressant de constater qu'il n'y a quasiment pas d'allers-retours, à l'inverse des autres épisodes. Bien que le cheminement soit linéaire, il est malgré tout parfaitement réglé. On peut ainsi scinder le soft en trois parties distinctes : le village, le château et enfin la base militaire. Si la dernière partie dénote un peu en termes d'influences graphiques, il est tout bonnement impossible de ne pas rester ébahi devant la qualité esthétique du jeu. Titre aux influences variées (Le Seigneur des anneaux, Massacre A La Tronçonneuse, Assaut...), RE 4 bénéfice pourtant d'une cohérence surprenante. Tout contribue à vous exploser la rétine. Les décors sont d'une beauté sans nom, le summum de la qualité intervenant lors de votre visite dans le château médiéval, sidérant de détails. Le village et la base militaire ne sont pas en reste et le bestiaire amorce un changement dans la continuité. Vos ennuis se matérialiseront sous la forme de villageois amorphes (mais pourtant très véloces dans leurs déplacements), des chiens génétiquement modifiés, d'insectes mutants, d'"ogres" géants, de monstres marins, j'en passe et des meilleurs. On retrouve donc l'influence des zombies ou des Hunters mais rendons grâce à Mikami qui a tout de même su renouveler le stock d'adversaires. Le gameplay a lui aussi subi une refonte. On retrouve toujours le système de sprays ou d'herbes qu'on peut combiner pour se soigner. Les objets ou clés (pour résoudre les énigmes) sont encore là, de même que les petits mémos qui vous en apprendront un peu plus sur le fin mot de l'histoire. En parallèle, le personnage que l'on dirige est maintenant situé à gauche de l'écran et représenté à la mi-taille. Ceci permet d'avoir une meilleure visibilité pour viser les ennemis, ce qui est particulièrement important compte tenu de la gestion localisée des dégâts. Vous devrez alors privilégier les head-shots pour en terminer rapidement ou utiliser les actions mises à votre disposition. Ces actions seront de plusieurs types et vous permettront par exemple de décocher un coup de pied pour faire valdinguer vos ennemis, de briser une vitre pour sortir d'une maison, de monter à une échelle, etc. De plus, des combinaisons de touches seront là pour éviter des attaques ennemies (idée mise en exergue lors des affrontements contre les boss), mais il faudra vous montrer très rapide pour les effectuer. Pour terminer, quelques passages vous demanderont d'appuyer frénétiquement sur des touches pour courir rapidement afin d'échapper à un danger. Dommage que ces scènes ne soient pas plus nombreuses mais c'est un détail, tout comme le fait qu'on ne puisse pas strafer ou tirer en courant. Enfin, entre autres nouveautés, vous pourrez aussi donner des ordres à Ashley (cache-toi, ne bouge pas, suis-moi) ou vous rendre chez un marchand ambulant afin d'acheter des objets, des cartes aux trésors, des armes ou même des améliorations pour ces dernières. Tout ce marchandage se fera avec l'argent que vous pourrez récolter dans les niveaux ou en vendant ce dont vous n'avez plus besoin. A ce sujet, sachez vous séparer des items encombrants pour faire de la place dans votre mallette ne pouvant contenir qu'un nombre bien précis d'objets qui prendront plus ou moins de cases. Le gameplay est donc à l'image du reste et s'il comporte quelques oublis, il apporte un dynamisme et un confort certain. Inutile d'épiloguer, Resident Evil 4 est un chef-d'oeuvre, un jeu qui vous retournera dans tous les sens et une étape décisive dans le domaine du survival-horror et du jeu d'action. Sidérant de qualités et définitivement culte. En bref Graphismes Les couleurs sont beaucoup plus fades que sur GameCube, la gestion des lumières moins impressionnante, tout comme les effets spéciaux. Beaucoup d'aliasing est également au menu. Néanmoins le résultat est d'une qualité irréprochable pour de la PS2. Les environnements sont éclectiques (village, château, égouts, île, base, temple...) et permettent de ne pas lasser le joueur. De plus, le bestiaire a été entièrement revu et les boss sont gigantesques. 17/20 Jouabilité Beaucoup d'idées provenant des autres épisodes ont refait surface mais le côté action apporte avec lui un gameplay remanié. On regrettera tout de même l'impossibilité de strafer, de tirer en courant ou la lourdeur avec laquelle Leon tourne sur lui-même. Cependant, la jouabilité est très bonne et le système d'actions contextuelles apporte beaucoup de dynamisme. Enfin, les temps de chargements sont plutôt courts pour un titre d'une telle envergure tournant sur PS2. Les développeurs ont réussi à optimiser le tout et le résultat se voit. 18/20 Durée de vie Si on peut terminer l'aventure principale en moins de 10 heures en zappant toutes les cinématiques, en évitant les ennemis et en connaissant le jeu par coeur, il vous faudra environ le double lors de votre toute première excursion. De plus, rajoutez environ 5 heures pour boucler le mode inédit Separate Ways. Bien entendu, les challenges Mercenaries et Ada Assigment augmentent ostensiblement la longévité du titre. Au final, on se retrouve avec une durée de vie frisant les 30-35 heures. Honnêtement, vous pensez connaître un autre survival-horror qui en propose autant ?! 17/20 Bande son Les bruitages sont réalistes au possible, le doublage anglais est dans le ton et les thèmes musicaux sont parfaitement adaptés aux situations. D'ailleurs, l'ambiance musicale est très élaborée dans le sens où les musiques laissent souvent la place à de longues plages de silence, quand le besoin s'en fait sentir. En découle une atmosphère sonore limpide qui doit autant à des partitions nerveuses qu'à des morceaux plus ténébreux. 17/20 Scénario On ne peut nier que les cinématiques sont superbement mises en scène mais l'histoire en elle-même laisse un goût amer dans la bouche. Krauser est uniquement là pour apporter un surplus d'action et si le jeu profite d'une ambiance européenne, l'architecture scénaristique est quasiment identique à tous les autres Resident Evil, compte à rebours final compris. De plus, le mode Separate Ways n'apporte pas vraiment d'eau au moulin. Malgré tout, je vois davantage le scénario de RE 4 comme une amorce pour un futur épisode qui devra être à la hauteur de ce que laisse suggérer la fin du jeu. 12/20 Note Générale Resident Evil 4 mérite plus que jamais sa note sur PS2. Moins impressionnant, graphiquement parlant, que la version GameCube, cette adaptation témoigne pourtant d'une véritable volonté de Capcom de proposer aux joueurs de vrais bonus afin de contenter tout le monde. Le mode Separate Ways est intéressant et dispose de nouveaux environnements, on retrouve tous les modes de jeu originaux, l'aventure est toujours aussi longue et même après avoir terminé le jeu sur la 128 bits de Nintendo, vous prendrez un pied monstrueux sur le monolithe noir de Sony. C'est là la marque d'un grand jeu qui fera figure de modèle pour de nombreuses années à venir. Un titre d'exception, un OVNI vidéoludique, une expérience hors normes à laquelle vous vous devez obligatoirement de participer. 19/20 ps:test entiérement rédigé par jeuxvideo.com
lien permanent

MARVEL NEMESIS: L AVENEMENT DES IMPARFAITS  (Tests jeux divers) posté le vendredi 21 octobre 2005 17:08

Si les Beat Them All ont depuis quelque temps tendance à revenir sur le devant de la scène, il faut avouer que peu de titres sont parvenus à recréer cette envie envie de « baston » que nous proposaient des titres à la Street Of Rage ou Final Fight. À l’aide de la prestigieuse licence Marvel, c’est pourtant le pari que tente de relever aujourd’hui Electronic Arts, pour une lutte acharnée entre le bien et le mal… Malgré quelques appréhensions suite au désastreux Catwoman du même éditeur, je me lance, manette en mains, dans cette aventure… Quand les licences parlent… Hulk, Spiderman, Batman, Catwoman et j'en passe… Tous ces noms vous diront sûrement quelque chose, d'autant plus que vous n'avez pas pu échapper au battage médiatique qui a entouré les sorties cinéma et consoles. Ainsi, force est de constater qu'une grosse utilisation des licences de comics est en cours, surfant sur le nombre important de fans et donc sur la notoriété commerciale qui en découle pour vendre des produits dérivés. Si la qualité est loin d'être toujours au rendez-vous, chacun y va pourtant de son titre en abusant grassement de nos personnes. Le titre d'Electronic Arts se déroule dans un univers apocalyptique dans lequel des aliens sont venus coloniser notre terre et semer le trouble. Une fois de plus, ce sera un duel entre le bien et le mal, valorisé par les protagonistes qui sont les stars surnaturelles des bandes dessinées américaines. Place donc à la baston, à la destruction et jetons aux oubliettes le scénario. Après tout, les Beat Them All ne se soucient guère de ce genre de détails, non ? Dans les pages d'un comics Si l'habillage des menus rend la navigation agréable, on regrette malgré tout le peu de modes de jeu ainsi disponibles et le manque d’engagement des développeurs. Plutôt que de nous offrir un produit complet de ce fait susceptible d’intéresser la majorité des joueurs, ils se sont contentés d’un mode histoire, d’un mode en ligne (Playstation 2 et Xbox) et d’un mode deux joueurs dont on fera très vite le tour : avouons que le choix est vite restreint. Ridiculement petits et horriblement linéaires, les niveaux ne laissent pas de place à l’imagination du joueur qui n’a toujours qu’une seule et unique possibilité pour se tirer d’affaire. Chaque niveau se termine en moins de deux ou trois minutes et nous sommes régulièrement obligés de revenir sur des lieux déjà visités. Les développeurs ont préféré miser sur la multiplication des missions plutôt que sur leur longueur, mais, au final, le joueur n’a pas le temps de les apprécier et il faut bien avouer que l’on se sent rapidement frustré de voir la partie terminée. Graphiquement assez simpliste, ce nouveau Marvel se déroule dans un univers très urbain aux couleurs ternes sans doute choisies pour suggérer le chaos et la destruction apportés par les vilains extraterrestres qu’il nous faut mettre hors d’état de nuire. Si la modélisation de nos fantastiques héros est dans l’ensemble bien réalisée, on ne peut pas en dire autant des ennemis : là encore, on ne peut pas dire que l’originalité soit au rendez-vous et on peut même taxer les développeurs de paresse. Quels que soient le personnage sélectionné ou les environnements visités, nos aliens sont presque toujours identiques, laissant une impression de déjà vue assez rébarbative. Les textures sont pauvres et ce ne sont pas les quelques médiocres effets de lumière présents qui nous empêcheront d'énoncer des commentaires désavantageux. J'ajouterai un petit mot sur les cinématiques au rendu visuel étrange : elles ne servent en rien l'histoire et ne font qu'enfoncer un peu plus ce Marvel dans la catégorie des mauvais jeux. Licenciements en vue ? Déjà malmené par les nombreux défauts énoncés jusque-là, Marvel Nemesis est définitivement enterré par sa jouabilité. Si la configuration ne pose pas de problème particulier, on se rend rapidement compte que la caméra, contrôlable, a la mauvaise habitude de nous montrer exactement ce qui n’a aucun intérêt : elle s’emballe, tourne dans le mauvais sens et rend la précision des coups plus qu’approximative. De même, la gestion des sauts est assez problématique à cause de son manque de précision. Nous sommes plongés en plein cafouillage du début à la fin et si l’idée d’interagir avec les éléments du décor était intéressante, on voit que l’essai n’est absolument pas transformé. Notre personnage rebondit n’importe comment ou bien explose de partout sans qu’il soit possible de le contrôler. La frustration atteint alors son paroxysme puisqu’à chaque « rebond » ou « explosion » c’est un peu de la barre de vie qui disparaît. Il ne reste d’autre choix que de recommencer encore et toujours des scènes à chaque fois plus énervantes. Pourquoi ne pas avoir instauré un système de visée automatique pour régler certains problèmes ? Rien ne semble à sauver ce nouveau naufrage estampillé Marvel et ce n’est pas la bande-son qui risque de nous faire changer d’avis, avec ses musiques bon marché et ses bruitages peu convaincants. Seules certaines voix sont réussies, mais encore faudra-t-il ne pas prêter attention aux commentaires ridicules qui sortent des bouches de nos héros mythiques. Pour finir, sachez que des bonus sont à débloquer ainsi que des personnages pour le mode deux joueurs, mais ça risque de ne pas être suffisant pour donner du crédit au titre. En bref GRAPHISME: 11/20 Le rendu visuel date un peu, tant au niveau des textures que des modélisations, assez sommaires. De plus, la mauvaise conception des niveaux et le manque flagrant de vie ne viendront pas redorer l'image de nos héros. Les quelques cinématiques présentes sont d'une qualité plus que douteuse et s’avèrent franchement inintéressantes, puisque le scénario est extrêmement banal. JOUABILITE: 9/20 Sans aucun doute le gros point faible du titre. Des angles mal choisis, une caméra qui s'affole et une confusion générale assez éprouvante lors des combats viendront à bout de votre patience. Une prise en main donc difficile et peu attractive. SON: 9/20 Rien de particulier à se mettre sous la dent en ce qui concerne les musiques, banales et pas toujours adaptées aux situations et aux environnements. Les bruitages passent inaperçus et seules quelques voix sont bien retranscrites, en dehors des niaiseries qu'elles peuvent parfois exprimer. DUREE DE VIE: 11/20 Avec des niveaux minuscules et sans grand intérêt concernant les objectifs, la morosité arrivera vite malgré le nombre important de missions. Les boss se révèlent parfois coriaces et si vous voulez débloquer tous les bonus, il faudra vous armer d'une bonne dose de persévérance. À noter la présence d'un mode en ligne et d'un mode deux joueurs. ANIMATION: 15/20 Les personnages possèdent des mouvements trop limités, mais très bien détaillés et qui feront honneur à la réputation de nos héros légendaires. Aucune saccade n'est à déplorer, sûrement grâce au faible nombre d'ennemis et à la petitesse des niveaux. J'ai toutefois constaté de légers blocages quand un coup ultime est réalisé. NOTE GENERALE : 11/20
lien permanent

Total Overdose  (Tests jeux divers) posté le mercredi 19 octobre 2005 17:20

Chaque fois qu’un GTA manque à l’appel, les éditeurs s’empressent de nous refiler leur dernier rejeton largement inspiré de la série phare de Rockstar Games. C’est fois-ci, c’est Eidos Interactive qui s’y colle en nous proposant un Total Overdose en manque d’originalités. Incarner un bon flic ou un bad guy, difficile de choisir son camp. Pour faire simple, les développeurs de Deadlines Games ont opté pour un mix des deux dans Total Overdose, un ex-taulard reconverti incognito dans la brigade des STUPS. C’est donc dans la peau de Ramirez Cruz que vous allez tenter de démanteler un cartel mexicain de la drogue qui souille le Mexique et le sud des Etats-Unis. Mais cette affaire est plus profonde qu’il n’y paraît. Votre humble hermano, grièvement blessé suite lors d’une mission périlleuse, vous offre la chance de laver l’honneur de la famille en résolvant le mystère qui plane autour du décès de votre père. Les chefs des STUPS semblent avoir étouffés l’affaire en déclarant que votre paternel est mort d’une overdose ne pouvant supporter la pression de la police. Ainsi donc en tant que frère jumeau, vous allez pouvoir vous infiltrer dans les gangs de chicanos afin de poursuivre et d’achever le travail de votre père, tout en mettant la main sur la taupe des STUPS qui l’a balancé. Ne travaillant pas officiellement pour la police, vous pourrez vous en donner à cœur joie sans vous soucier des règles. Sans style la puissance n’est rien C’est à coup de chevrotine que vous allez régler au plus vite cette affaire ! A ce niveau-là, vous n’êtres pas des plus à plaindre. Vos longs séjours derrière les barreaux à côtoyer quelques malfrats vous ont bien aidé dans la maîtrise des armes à feu. Pistolets automatiques, revolvers, fusils de chasse, fusils à canon scié, mitraillettes, fusils d’assaut, lance-roquettes, lance-grenades, dynamites, cocktails Molotov ou grenades à main, aucun de ses joujoux dévastateurs n’a de secret pour vous. Et votre savoir-faire va de paire avec votre style d’intervention. Tout est dans l’exagération. Nettoyer les ruelles de Los Toros de ses bandidos devient alors un jeu d’enfant reléguant par la même occasion Max Payne au rang des vieux croûtons de la gâchette. Si Total Overdose puise sa jauge de bullet-time du titre de Remedy, il en améliore les actions possibles. Fini les simples sauts de côtés, en avant ou en arrière afin d’éviter les balles adverses tout en arrosant vos cibles de tirs précis. Désormais l’extravagance est de rigueur. Grâce à votre jauge d’adrénaline et aux différents éléments du décor, vous pourrez donner vie à vos désirs. Rebondir sur les murs pour vous jeter corps et âme dans l’orgie de bastos ou vous appuyer sur un mur afin d’exécuter un salto tout en mitraillant à tout va, voilà qui séduit notre pupille. Et pour les fines gâchettes, vous pourrez même tenter certains headshots durant ce laps de temps. Mixer les tirs d’esquives, les rotations et les tirs précis multipliera votre jauge de meurtres synonyme de bonus en fin de missions. Chaque exécution a une appellation spéciale et amusante selon l’arme employée, le style utilisé ou la fréquence des meurtres. A mains nues ou équipé d’une pelle ou d’une batte, les récompenses sont aussi à la clef. Ainsi donc, grâce à votre imagination débordante d’idées, vous pourrez débloquer de nouvelles capacités pour Ramirez et des Manœuvres Loco salvatrices. Les Locos Moves sont idéals lorsque vous êtes à court de munitions durant les bastons. Au nombre de 7, ces manœuvres sont aussi loufoques que votre style. Catcheur Fou et Sombrero de la Mort assureront vos arrières tandis que transformer en Mariachi vous plomber vos ennemis à l’aide de deux étuis à guitares mitrailleurs. En Mode Pistolet d’Or, chaque balle éliminera sa cible avec une précision chirurgicale tandis que le Tourbillon arrosera tout est n’importe quoi. Lorsque vous employez El Toro, Ramirez fonce tête baissée dans tout ce qui bouge tel un taureau dans l’arène. L’ultime Manœuvre Loco, et sûrement la plus délirante, consiste à balancé une Piñata explosive qui attira à coup sûr vos assaillants, petits gourmands qu’ils sont. Voilà l’ingrédient majeur de Total Overdose, une bonne dose de fun lors des gun-fights. Malheureusement, le plaisir de jeu est parfois gâché par une maniabilité imprécise et lorsqu’on se retrouve entouré d’ennemis, on a vite le tournis ne sachant plus où donner de la tête. Surtout qu’il n’existe pas de système de lock à la manière de GTA : San Andreas. Vous ne devez vous préoccuper que du viseur au milieu de l’écran et Ramirez ciblera automatiquement les ennemis aux alentours. Un sérieux manque de précision qui s’intensifie lors des séquences en voiture. Sans puissance le style n’est rien A la manière de Grand Theft Auto, vous pourrez piloter n’importe quel véhicule à quatre roues, en mission ou lors de vos balades dominicales à Los Toros. Mais la conduite est approximative et il n’est pas rare de partir en sucette dans les virages tant les bagnoles ont tendance à chasser. Cette volonté de donner des sensations de conduite tombe à plat tant l’impression de vitesse manque à l’appel. L’unique plaisir de conduire une voiture réside dans le fait de pouvoir s’en servir comme arme. Lancé à plus de 70 Km/h – dingue ! – vous pourrez à tout moment sauter du véhicule en marche afin de le faire exploser contre le décor ou le trafic. Si par malheur, vous êtes trop prêt de l’explosion, utiliser le Rembobinage façon Prince of Persia pour retenter votre chance et recouvrir un peu de santé. Cela dit, il existe beaucoup d’items de régénération afin de se soigner. La ville regorge d’options à découvrir telles des icônes d’armement, des points bonus et des armes dévastatrices. Parcourir la ville de fond en comble relèvera du parcours du combattant tant les items sont sournoisement planqués. Hélas, l’ennuie gagne vite du terrain car, il faut l’avouer, San Andreas, Vice City ou Liberty City n’ont pas à s’inquiéter de Los Toros qui manque singulièrement de vie. Hormis quelques missions alternatives, il n’y a rien à faire dans cette cuidad. Et ce n’est pas l’aspect graphique du jeu qui nous incitera à voir du pays. Le level-design de Total Overdose est souvent répétitif et l’absence d’un radar détaillé désoriente quelque peu. Quant au moteur graphique largement inspiré de la série GTA, il est affublé des mêmes bugs et pire même il en invente. Il n’est pas rare de sombrer dans les décors lorsqu’on entre dans un taxi ou d’apercevoir des voitures fantômes laissant parfois apparaître uniquement le conducteur. Le comble de l’agacement revient aux sauvegardes foireuses, nécessitant de supprimer l’ensemble des fichiers pour poursuivre le jeu, et aux plantages des temps de chargement. Vous l’aurez compris les anomalies graphiques sont légions et si elles sont pardonnables chez Rockstar Games du fait de l’immensité de la ville, ici elles le sont beaucoup moins. Conclusion Total Overdose aurait pu faire l’effet d’une bombe si les développeurs de Deadline Games s’étaient un peu plus penchés sur l’univers graphique du jeu afin de nous proposer un soft propre, riche et vivant. Mais il n'en est rien. Cela est d’autant plus regrettable que les gunfights, l’ambiance sonore, les doublages et l’humour étaient au rendez-vous. Enfin, à trop copier ses pairs, Max Payne, GTA, Prince of Persia et James Bond pour ne citer qu’eux, Total Overdose souffre d’une sérieuse carence d’imagination reléguant ainsi le jeu en tapas en attendant un coup de génie d’un autre studio de développement et pourquoi pas d’un True Crime : New York City prometteur. ¡ Hasta luego gringo ! Les plus Des gun-fights d’anthologie Une mise en scène très festive Des doublages convaincants Une bande-son explosive Les moins Maniabilité approximative Des bugs comme s’il en pleuvait Une exploration de la ville sans grand intérêt Peu de sensation de conduite Sérieux manque d’originalité Des sauvegardes foireuses Note finale 12 / 20
lien permanent

SSX On Tour  (Tests jeux divers) posté le mercredi 19 octobre 2005 17:13

Il s'en est passé des choses depuis la fin de l'année de 2000, lorsque Electronic Arts sortait le tout premier épisode de SSX sur PS2, provoquant la stupeur et l'admiration de tous. Jamais encore on n'avait pu jouer à un jeu de snowboard aussi incroyable et aussi audacieux. Depuis, la série a pris du galon et parvient à nous impressionner chaque fois davantage, car elle a su conserver ce même désir de nous offrir du fun à l'état pur et des sensations toujours plus grisantes. On reproche souvent aux jeux EA Sports et EA BIG de ne pas renouveler suffisamment leur recette d'une version à l'autre, mais à bien y penser, le fait de retrouver une même série chaque année amoindrit l'impact de l'évolution qu'elle subit au cours du temps. Je vous invite d'ailleurs à rechercher le test du premier SSX pour constater le gouffre qui le sépare de ce dernier volet. Alors bien sûr, l'évolution est moindre par rapport à SSX 3, mais elle est tout de même palpable. Ce n'est de toute façon pas l'aspect technique de SSX On Tour qui va principalement nous intéresser, mais surtout l'orientation de son gameplay et les ajouts que cet épisode incorpore. Visuellement irréprochable, SSX On Tour met surtout l'accent sur les effets de flous et autres mouvements de caméra qui accentuent la dimension spectaculaire du soft en mettant au maximum en valeur les performances surhumaines des riders. Désormais, le snowboard n'est plus la seule discipline disponible puisqu'il est maintenant possible d'incarner un skieur. Dans les faits, les sensations et les figures réalisables sont différentes, mais le système de jeu est le même et les challenges ne sont pas propres à telle ou telle discipline. Quelles que soient les planches que vous aurez sous les pieds, vous serez à même de découvrir pas moins de 14 parcours inédits qui se caractérisent par leur longueur interminable et leur intensité. Une intensité qui ne faiblit jamais malgré la durée des courses, tant la vitesse et la réalisation des tricks mettent la pression sur le joueur, et c'est justement ce qui rend les parties aussi palpitantes. Tous les challenges sont accessibles progressivement depuis la carte des pistes, aussi bien les épreuves de type course ou duel, que les défis imposant des objectifs précis ou les descentes en freeride permettant de s'entraîner sans limite de temps et sans contrainte. On appréciera la diversité des challenges qui vous demanderont tantôt de défier un rival en prenant une certaine avance sur lui, tantôt de faire un maximum de tricks, de récupérer des items dispersés sur le parcours ou encore d'éviter de se faire choper par les patrouilles affectées aux pistes. Le jeu est bourré d'astuces qui le rendent suffisamment technique pour que l'on puisse continuer à s'améliorer même après des heures de pratique. On peut à présent attendre que sa jauge spéciale soit au maximum pour déclencher des "tricks-monstres" encore plus spectaculaires. Autre ajout intéressant, la possibilité de personnaliser son snowboarder ou son skieur en choisissant son apparence physique et son style, avant d'en faire un sportif respecté en accroissant sa réputation au fil de ses performances. A tout moment, on peut passer dans les boutiques pour affiner son matériel, changer sa tenue ou modifier son look. Et si jamais vous désirez jouer à plusieurs, allez voir du côté des parties rapides où les duels à deux joueurs sont autorisés. En revanche, il semble que le mode online soit le grand absent de ce nouvel opus. Ce qui est sidérant avec SSX, c'est que même si les épisodes défilent sans discontinuer, on hallucine pourtant toujours autant devant le caractère surréaliste de ces descentes folles furieuses où les riders kamikazes prennent les toits des maisons pour des tremplins, les câbles électriques pour des rampes et passent plus de temps en hors-piste qu'à suivre le tracé indiqué. Les courses abondent de raccourcis improbables souvent difficiles à localiser mais qui vous récompensent toujours de votre prise de risque par un gain de temps non négligeable. Il y a tellement d'éléments présents dans les environnements et avec lesquels on peut interagir, qu'on se retrouve bien souvent dans des situations incroyables sans le vouloir, du moins tant qu'on ne connaît pas les tracés sur le bout des doigts. Il est possible de "grinder" sur tout ce qui ressemble de près ou de loin à une rampe, et de prendre appui sur presque tous les éléments du décor. Le spectateur lambda se régalera de vous voir foncer à toute allure dans les sous-bois enneigés en arrachant au passage les branches des sapins lorsque vous ne défoncez pas purement et simplement les barricades en bois. Malgré tout, le jeu comporte heureusement un certain nombre de limites et les obstacles naturels restent des obstacles du moment que vous n'avez pas une vitesse suffisante pour les pulvériser. SSX On Tour réussit ainsi on ne sait comment à conserver un certain réalisme, tout en laissant la part belle aux acrobaties les plus folles et les plus suicidaires. D'ailleurs, on ressent bien les changements d'adhérence entre les différentes surfaces de neige et il faut tout de même se rétablir manuellement si on ne veut pas dévaler une pente les skis en l'air après une chute. Destiné à un public d'adolescents survitaminés, ou d'une manière plus générale à tous les joueurs avides de sensations fortes, SSX On Tour se fait remarquer par sa bande-son explosive constituée de musiques aux influences diverses. On apprécie aussi les réactions vocales de chacun des riders et les tentatives de déstabilisation des rivaux, les répliques étant entièrement doublées en français. Sans oublier les réflexions inattendues des skieurs du dimanche, agacés d'avoir été bousculés ou qui continuent de papoter tranquillement avec leur voisin tandis que vous passez en trombe à côté d'eux. Leur présence n'est d'ailleurs pas innocente puisque vous devez tenter de passer le plus près possible sans les toucher si vous voulez gagner des points. Ceci n'est pas sans rappeler le système de Burnout, et tout comme dans ce titre-là, il n'est pas question d'être gentil avec ces innocents. Il faut au contraire adopter l'attitude la plus agressive possible, et savoir prendre des risques pour être le plus rapide tout en réussissant à placer des enchaînements de figures à rallonge pour faire exploser la jauge de tricks. C'est en effet uniquement grâce à celle-ci que vous pourrez mettre tout le monde dans le vent en utilisant des boosts pour prendre des accélérations fulgurantes. Et je peux vous dire que s'élancer dans les airs à un cheveu des étoiles est une expérience que l'on n'oublie pas de sitôt. Rien que pour les sensations grisantes qu'il procure, ce nouvel SSX mérite largement le détour, aussi bien de la part des néophytes que des afficionados de la série. En bref Graphismes SSX On Tour n'est pas avare d'effets visuels pour mettre en valeur les prises d'accélération et la réalisation des tricks. Le jeu est absolument spectaculaire, et la réalisation est irréprochable, tant au niveau des graphismes que de l'animation des riders. 17/20 Jouabilité Le gameplay est toujours aussi survolté et intuitif. Même s'il est orienté arcade, le jeu ne se dompte qu'à mesure que l'on prend conscience de toutes ses subtilités. Les tricks sont toujours partie intégrante du gameplay, et l'ajout des skieurs est une très bonne idée. 17/20 Durée de vie Comme ses aînés, SSX On Tour est particulièrement riche et intéressant sur le long terme. On dénombre 14 nouvelles pistes, la possibilité de relever les défis aussi bien avec un snowboarder qu'avec un skieur et la présence d'un mode 2 joueurs. Pas de online à l'horizon, en revanche. 16/20 Bande son La bande-son est explosive et surtout agréablement diversifiée. La présence de nombreuses répliques, aussi bien de la part des concurrents que des skieurs du dimanche croisés sur les pistes renforce beaucoup l'immersion. 16/20 Note Générale SSX est une série que l'on a énormément de plaisir à retrouver sur consoles, et ce dernier opus démontre qu'elle a encore beaucoup d'atouts en réserve pour nous impressionner. Inutile d'aimer le sport pour apprécier SSX On Tour, tant les sensations qu'il procure sont incroyables. Dévaler les pentes enneigées dans la peau d'un skieur ou d'un snowboarder n'aura jamais été aussi grisant, et vous risquez de mettre beaucoup de temps avant de vous en remettre. 17/20
lien permanent

NBA Live 06  (Tests jeux divers) posté le mercredi 19 octobre 2005 12:43

Tony Parker par-ci, Tony Parker par là, notre frenchie de la NBA est désormais devenue une vedette à qui tout réussit. Le bonhomme n’en est pas moins le sportif français le mieux payé de la planète et se permet même de prêter à nouveau son image pour la troisième fois consécutive sur la jaquette de NBA Live. Cela suffira-t-il pour autant à cacher les lacunes de NBA Live 06 ? Rien n’est moins sûr… Face à l’adversité, Electronic Arts s’est vu contraint de donner un petit coup de fouet à la plupart de ses productions annuelles et l’a fait avec plus ou moins de réussite. On peut donc espérer le meilleur pour NBA Live 06 mais qu’en est-il réellement ? Va dans ton panier ! Cela me chagrine de l’avouer mais les développeurs semblent allergiques aux efforts et se contentent de nous servir principalement du réchauffé. Alors que les autres franchises de l’éditeur se sont plus ou moins remises en question, NBA live 06 campe définitivement sur ses acquis. Faisons donc un rapide tour du propriétaire. Le match d’exhibition opposant les Pistons de Détroit aux Lakers de Los Angeles permet de disputer une rencontre sans se prendre la tête mais on se tournera très vite vers les play-offs, l’incontournable mode Saison ou encore le Dynasty Mode qui a désormais fait ses preuves. En effet, vous dirigez là l’équipe de votre choix sur une période s’étalant sur 25 ans. Bien assez de temps pour suivre l’évolution de plusieurs générations de joueurs et assurer une durée de vie exemplaire, d’autant plus qu’il y aura fort à faire avec les transferts, la composition de l’équipe des titulaires, etc. Heureusement, vous pourrez trouver de précieux conseils sur votre messagerie électronique de l’équipe médicale ou du staff technique. D’ailleurs, et c’est une petite nouveauté, le président du club vous allouera un budget précis afin de recruter vous-même vos partenaires : adjoint, entraineur et recruteur. Chaque match peut être simulé et vous êtes alors tenu au courant du résultat de chaque quart-temps et pouvez décider d’entrer ou non à tout moment dans la partie pour inverser la tendance. Cerise sur le cake, chaque victoire génère des Dynasty Points - la monnaie locale - que l’on pourra généreusement dépenser dans la boutique afin de relooker ses poulains. Enfin, on retrouve toutes les innovations de l’année dernière à savoir un entraînement en solo, un 1 VS 1 sans saveur, un mode Freestyle ainsi que le fameux NBA All Stars Week End. Subdivisé en deux catégories, le Freestyle réclame beaucoup de souplesse dans les doigts avec les concours de tirs à trois points et un entraînement rigoureux pour briller dans le concours de dunks. Tout est dans le style ! Il part en cross-over ! Certes, rien qu’en se basant sur les éditions précédentes, NBA live 06 était déjà un titre complet avant l’heure mais on nage ici en terrain connu et on se demande finalement comment les développeurs vont réussir à nous faire passer la pilule pour justifier l’achat de leur jeu. Et bien après quelques parties, même s’il reste encore perfectible sur bien des abords, on ne peut s’empêcher de remarquer des progrès notables au niveau du gameplay. Par exemple, les joueurs sont désormais capables de réceptionner un ballon en pleine course sans marquer un temps d’arrêt, ce qui permet ainsi d’exercer des contre-attaques foudroyants. Les remises en jeu sont également plus dynamiques puisque l’on peut demander aux joueurs de se démarquer ou encore de faire écran. Si globalement, NBA live 06 nécessite une certaine période d’acclimatation pour en profiter pleinement, une fois passé ce cap, pouvoir enchaîner les dunks à 180 degrés, tomahawks, alley-oop ou tout autre mouvement spectaculaire est vraiment jouissif. Le show passe à la vitesse supérieure cette année grâce à l’apparition du Freestyle Superstar. En effet, les meilleurs joueurs de la planète possèdent chacun un style un peu particulier et Electronic Art a poussé le vice de les inclure dans son jeu grâce à la motion capture. Les basketteurs dotés de ce genre d’habilités sont repérables par une icône qui permet également de connaître à quelle catégorie ils appartiennent (high flyer, meneur de jeu, marqueur, tireur, stoppeur ou homme fort). Une combinaison de deux touches au moment opportun permet alors d’exécuter les mouvements spéciaux. Par exemple, les hommes forts font la loi à l’intérieur de la raquette tandis que les stoppeurs mettront à mal les attaquants adverses. Les blancs ne savent pas sauter Hormis cette état de fait, les défauts comme les qualités sont sensiblement les mêmes qu’autrefois. Pour ainsi dire, la réalisation est toujours aussi inégale avec notamment un public dont la modélisation du public est risible mais on reconnaîtra toutefois un travail de fond sur le visage des joueurs et ces derniers sont on ne peut plus reconnaissable. De même, la modélisation des sportifs laisse franchement à désirer et certains joueurs sont difficilement reconnaissables. Côté sonore, plusieurs artistes dont le groupe Black Eyed Peas sont réunis sous la même bannière et la track-list est d’une qualité certaine, mélangeant hip pop US et reggaeton. Eric Besnard reprend son poste de commentateur et ses propos sont souvent pertinents par rapport à l’action. Saluons également les performances vocales de George Eddy qui n'hésite pas à nous titiller l'oreille avec son accent si américain. Difficile donc de vous conseiller ou non NBA live 06 tant les nouveautés se comptent sur les doigts d’une seule main. Les amateurs de basket y trouveront leur compte ainsi que ceux qui ne possèdent pas l’édition estampillée 2005. Conclusion Les plus Plutôt exhaustif Le Freestyle Superstar Une bande son de qualité Les commentaires de George Eddy ! Les moins Manque d’innovations Réalisation très inégale Modélisation grossière des sportifs Aucun intérêt si on possède déjà NBA Live 2005 Note finale 13 / 20
lien permanent



 

Accueil | PC | PS3 | 360 | Wii | PS2 | DS | PSP | IPHONE | Web |
Jeux du moment : Bioshock 2 PC | Bioshock 2 PS3 | Call of Duty : Modern Warfare 2 360 | F1 2009 Wii | Assassin's Creed II : Discovery DS